Bodrum

Fondée par les Grecs plus d’un millénaire avant notre ère, la ville de Bodrum, alors nommée Halicarnasse, devint célèbre en tant que capitale de la Carie lors du règne de Mausole vers 376 av. J.-C.

Le château Saint-Pierre à Bodrum.

Le château Saint-Pierre à Bodrum.

C’est surtout à sa sœur et épouse que l’on doit la renommée de Mausole, puisqu’elle fit construite à sa mort un tombeau qui compte parmi les sept merveilles du monde. Les vestiges du Mausolée d’Halicarnasse, dont il ne reste malheureusement que quelques traces, furent découverts en 1857. Il semblerait que le tombeau ait été en grande partie détruit lors d’un tremblement de terre au XIVe siècle et que les matériaux aient par la suite été utilisés par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour ériger le château Saint-Pierre. Le nom de la ville Bodrum viendrait d’ailleurs du nom latin Petreum, dérivé lui-même de Saint-Pierre.

L’imposant château abrite aujourd’hui le Musée d’archéologie sous-marine de Bodrum que les amateurs d’histoire ne manqueront pas de visiter. Malgré ce glorieux passé historique, ce n’est pas aux Grecs que l’on doit la popularité actuelle de Bodrum, mais à un écrivain et journaliste turc, Cevat Sakir Kabaagaçli. Celui-ci a en effet su au mieux tirer parti de l’exil qui lui avait été infligé à Bodrum en 1925 pour avoir critiqué ouvertement la peine de mort.

À l’époque, Bodrum n’était qu’un simple village de pêcheurs au bord de la mer Égée, mais l’auteur se passionna pour la région et s’inspira de ses habitants pour écrire ses romans. Après son exil, Cevat Sakir décida de rester à Bodrum et publia plusieurs ouvrages sous le nom de Pêcheur d’Halicarnasse participant ainsi considérablement au développement du tourisme de la péninsule de Bodrum. On peut admirer un buste de l’écrivain à l’entrée du château Saint-Pierre.

Du petit village de pêcheur à la station balnéaire que l’on nomme de nos jours « le Saint-Tropez turc », il n’a fallu que quelques décennies et Bodrum compte actuellement environ 90 000 habitants, chiffre qui augmente fortement en période estivale pour atteindre près de 500 000 résidants. La ville a cependant gardé un charme presque villageois et il fait bon se promener dans les ruelles ensoleillées encadrées de maisons blanches et de bougainvilliers ou s’assoir sur un banc et observer le va-et-vient dans le port de Bodrum.

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